Architecture
L’architecture coloniale brésilienne s’est caractérisée par sa sobriété. À l’exception des églises et des palais des gouverneurs ; les maisons, construites en pierre, brique, bois et chaux, avaient un aspect invariablement simple et blanc. Les fenêtres, généralement sans vitres, avaient des gelosias, sorte de moucharabieh, qui permettaient de préserver la vie privée...
L’architecture portugaise qui intègre les influences de l’architecture arabe, allant même jusqu’à celles du lointain Orient, transplantée au Brésil, se tropicalise. Les bords s’étirent pour protéger les murs des bourrasques des pluies tropicales, les vérandas s’élargissent en raison du climat, différents types de dépendances extérieures, comme la senzala des esclaves, apparaissent répondant aux modes de vie en vigueur, modelant ainsi une architecture brésilienne, tant urbaine que rurale. L’enrichissement des colons fait que les constructions s’agrandissent et sont de plus en plus sophistiquées, nous laissant des monuments admirables.
Les églises se couvrent de tuiles qui vont du baroque à l’extrême rococo, une vraie dentelle, œuvre d’art local adoptant des motifs indigènes.
L'architecture coloniale brésilienne est calquée sur l'architecture portugaise, avec cependant des adaptations imposées par le climat tropical. Dans la seconde moitié du XIXe et au début du XXe siècle, les influences françaises se sont fait considérablement sentir dans l'architecture brésilienne.
Elle ne développe qu'après son propre style, tout en s'inspirant d'architectes novateurs tels Le Corbusier et Frank Lloyd Wright.
Le rythme effréné de l'expansion urbaine de ces trois dernières décennies avec l'émergence de banlieues et de villes entières a fourni aux architectes brésiliens une occasion exceptionnelle d'associer les besoins sociaux et fonctionnels à l'art architectural.
Parmi les plus beaux exemples de l'architecture des années 30 :
-Le terminal des passagers de l'aéroport Santos Dumont (frères Roberto) à Rio de Janeiro.
-Le Ministère de l'Education de Rio de Janeiro et l'ensemble HLM de Pedregulho (Alfonso Reidy)
-Le Musée d'art Moderne de São Paulo et l'église de Pampulha à Belo Horizonte (Oscar Niemeyer).
Urbanisme
Le Brésil contemporain est un pays éminemment urbain. 75 % de sa population vit actuellement dans les villes. Sur les 11 métropoles brésiliennes, deux d’entre elles – São Paulo et Rio de Janeiro – peuvent déjà être considérées comme des mégalopoles, la première comptant plus de 10 millions d’habitants et la seconde plus de 5 millions. Elles figureront toutes deux sur la liste des 20 mégalopoles mondiales du XXIe siècle, définies chacune par une population de près de 15 millions d’habitants. Cet impressionnant cadre urbain a évolué, d’abord lentement, jusqu’au XVIIIe siècle, puis en s’accélérant, à partir du XIXe siècle.
L’urbanisme moderne
Durant les dernières décennies du XIXe siècle, certaines expériences urbanistiques ont marqué le passage du régime colonial au régime républicain.
Le projet de Aarão Reis, développé entre 1894 et 1897, est la première manifestation de l’urbanisme moderne au Brésil. Un plan octogonal, coupé par des voies diagonales, des quartiers aux dimensions uniformes, de larges perspectives axiales et une avenue pour le périmètre, étaient les éléments structurels du projet.
Puis de nouveaux besoins se sont manifestés dans le pays et Saturnino de Brito est devenu le nom le plus représentatif de l’histoire de ‘l’urbanisme sanitaire’ du Brésil.
L’élan modernisateur fondé principalement sur l’assainissement des villes portuaires a amené Saturnino de Brito à faire de nombreuses propositions.
Cet ensemble de projets et d’expériences permet d’affirmer que l’urbanisme brésilien est entré dans le XXe siècle en harmonie parfaite avec la pensée internationale, tout en étant simultanément capable d’élaborer ses propres théories, propositions et solutions.
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