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sophaigarou

Lundi 18 septembre 2006

Bonjour à tous,

J'ai la chance de pouvoir partir 4 mois en échange universitaire au Brésil. Plus précisément à Caxias do Sul à 200 km au nord de Porto Alegre ( extrémité sud du Brésil ! )

Je me suis inscrite dans divers cours ( architecture, urbanisme, photos, portugais ), mais je pense avoir été trop optimiste car ce sont des cours chargés et je ne parle pas un mot de portugais !!! Ca va être comique mais j'espère enrichissant...

Pour le moment je vais vers l'inconnu, je n'ai pas encore de logement, pas de repère mais petit à petit ça devrait aller. J'espère m'intégrer au maximun afin de pouvoir apprendre la culture brésilienne. En tout cas j'ai hâte...

Je vous donnerai des nouvelles sur ce petit blog, afin que vous puissiez suivre mon parcours...

En attendant je vous embrasse tous bien fort !!!

Par Sophie Garou
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Lundi 18 septembre 2006

Pourquoi cette université ?

Je voudrais profiter de l’opportunité de pouvoir réaliser un échange universitaire durant mon cursus scolaire. Je crois que ma 4ème année est propice pour cette expérience car je saurais mener à bien mes projets personnels tout en essayant durant ces 4 ou 6 mois de me fondre dans l’état d’esprit de l’université et des brésiliens afin de mieux les comprendre...

J’aimerais énormément pouvoir me rendre au Brésil car l’immensité de ce pays m’attire et surtout je pense pouvoir découvrir sur ce même continent de grandes diversités culturelles, sociales, artistiques et architecturales. Pour moi la mixité des genres, des styles, des gens et de leur propre façon de voir le monde et leur culture  m’interpelle beaucoup.

Les diversités des techniques et l’agencement des espaces, tant au niveau urbains qu’au niveau des édifices, me donnent vraiment l’envie de découvrir ces mélanges . L’architecture européenne importée (et autres arts) est alors teintée de ce croisement culturel qui lui confère, de tout temps, une identité propre et un traitement original qui la distingue. Ce pays est chargé d'histoire, de traditions et de modernisme à la fois et j’aimerai pouvoir découvrir ces mélanges et ces influences.

De plus j’aimerai profiter pleinement de l’Université à Caxias de Sul qui possède de très bons parcs informatiques, audiovisuels, multimédia, photographiques mais également au pôle d’architecture... Je m’intéresse aux Arts en général et j’en profiterai pour travailler d’autres médiums tout en essayant d’approfondir mon espagnol et d’apprendre le portugais.

Je souhaiterai découvrir ou approfondir le travail des artistes brésiliens dont j’ai entendu parlé tels que :

 Architectes, urbanistes, paysagistes :

-Le Corbusier

-F Lloyd Wright

-Niemeyer

-Lina Bo Bardi

-Paolo Merdes Da Rocha

-Jaime Lerner

-Iannini

-Jorge Mario Jauregui

-Roberto Burle Marx

-Lucio Costa

-Affonso Reidy

-Les frères Roberto

-Saturnino de Brito

Design :

-Objeckto : frères Halbronn, Guillaume Leman. Qui tentent de promouvoir le design brésilien.     Influence constructivistes et fonctionnalistes.

-Mirlafernandes

-Luciana Martins

-Mauricio Klabin

-Carlos Motta

-Marcelo Ferraz

-André Cruz

-Gerson de Oliviera

-Frères Campana

-Luciano Martins

-Mauricio Azeredo

Mais je souhaiterai également découvrir de nouveaux artistes contemporains moins réputés mais qui gagnent à être connus… Je veux connaître les artistes qui forment le Brésil d’aujourd’hui et ne pas rester sur des apprioris que les français peuvent se faire des brésiliens.

 

 

 

 

Par Sophie Garou
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Mardi 26 septembre 2006

Tout est Genial ici !

On est arrive avec John a Porto Alegre et Queliane et Tiago (des jeunes que j ai rencontre sur internet grace aux profs qui s occupe des echanges} sont venu nous chercher et nous ont fait visiter Caxias do Sul.

Ils sont SUPER et ils se sont occupe de nous, pour les papier a regler, pour nous faire decouvrir la ville et tous les etudiants que nous connaissons... Tout les etrangers sont vraiment tres comprehensifs et patients pour nous parler doucement en portugais. Ce que j aime le plus c est la philosophie des bresilien qui profitent de chaque instant, qui partagent tout ce qu ils possedent avec les autres et surtout leur JOIE de VIVRE et leur SOURIRE !!!!

Sinon on communique en anglais, en italine et surtout avec les gestes !!! Au bout d une petite semaine, je commence a comprendre vraiment ce que l on me dit. J apprends autour d un verre, d un cafe, en mangeant... C est genial de decouvrir des cultures differentes, de parler de politique, de la facon de vivre de chacun d entre nous. A chaque moment j apprends beaucoup de choses !!!

Sinon, je vais suivre des cours d architectures, d urbanisme et de photos et tout ca en PORTUGAIS !!! Humm... Ca promet !

Je vais quitter la famille de Tiago pour aller dans un appartement ou se trouve Igor et son amie Geane, deux bresilien qui parlent trop, trop vite... Il parait qu il font la fete tous les soirs en invitant beaucoup de leurs amis autour d un barbecue. Hum on mange TROP et c est trop BONITO, je pensais manger que des legumes et des fruits mais ici on mange de la viande ( TROP BONNE ), et beaucoup de desserts tres differents et trop bons. Je ne peux pas m empecher de gouter a tout pour decouvrir la facon de vivre des bresiliens...

Je vous donnerai des nouvelles des que possible et des que j aurais acces a internet en dehors de l universite...

 

GROS BISOUS A TOUS

Par Sophie Garou
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Mardi 3 octobre 2006

Jours fériés au Brésil

              Janvier - 1er - Nouvel An

              Février - mardi - Carnaval

Dates du Carnaval (du jeudi au mercredi) jusqu’en 2010 :

25 Février - 2 Mars 2006

16 - 21 Février 2007

              Mars - 25 - Vendredi Saint et 27, 28 - Pâques (en 2005)

              Avril - 21 - Fête de Tiradentes

              Mai - 1er et 30 - Fête du Travail et Corpus Christi

                Septembre - 7 - Indépendance du Brésil

              Octobre - 12 Notre Dame d’Aparecida

                Novembre - 2 et 15 - Toussaint et Proclamation de la République

                Décembre - 25 - Noël

Au Brésil il y a aussi des jours fériés propres aux communes.

 

 

 

 

Par Sophie Garou
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Lundi 9 octobre 2006

Architecture

 

L’architecture coloniale brésilienne s’est caractérisée par sa sobriété. À l’exception des églises et des palais des gouverneurs ; les maisons, construites en pierre, brique, bois et chaux, avaient un aspect invariablement simple et blanc. Les fenêtres, généralement sans vitres, avaient des gelosias, sorte de moucharabieh, qui permettaient de préserver la vie privée...

L’architecture portugaise qui intègre les influences de l’architecture arabe, allant même jusqu’à celles du lointain Orient, transplantée au Brésil, se tropicalise. Les bords s’étirent pour protéger les murs des bourrasques des pluies tropicales, les vérandas s’élargissent en raison du climat, différents types de dépendances extérieures, comme la senzala des esclaves, apparaissent répondant aux modes de vie en vigueur, modelant ainsi une architecture brésilienne, tant urbaine que rurale. L’enrichissement des colons fait que les constructions s’agrandissent et sont de plus en plus sophistiquées, nous laissant des monuments admirables.

Les églises se couvrent de tuiles qui vont du baroque à l’extrême rococo, une vraie dentelle, œuvre d’art local adoptant des motifs indigènes.

 

L'architecture coloniale brésilienne est calquée sur l'architecture portugaise, avec cependant des adaptations imposées par le climat tropical.  Dans la seconde moitié du XIXe et au début du XXe siècle, les influences françaises se sont fait considérablement sentir dans l'architecture brésilienne.

Elle ne développe qu'après son propre style, tout en s'inspirant d'architectes novateurs tels Le Corbusier et Frank Lloyd Wright.

Le rythme effréné de l'expansion urbaine de ces trois dernières décennies avec l'émergence de banlieues et de villes entières a fourni aux architectes brésiliens une occasion exceptionnelle d'associer les besoins sociaux et fonctionnels à l'art architectural.

 

 Parmi les plus beaux exemples de l'architecture des années 30 :

-Le terminal des passagers de l'aéroport Santos Dumont (frères Roberto) à Rio de Janeiro.

-Le Ministère de l'Education de Rio de Janeiro et l'ensemble HLM de Pedregulho (Alfonso Reidy)

-Le Musée d'art Moderne de São Paulo et l'église de Pampulha à Belo Horizonte (Oscar Niemeyer).

 

 Urbanisme

Le Brésil contemporain est un pays éminemment urbain. 75 % de sa population vit actuellement dans les villes. Sur les 11 métropoles brésiliennes, deux d’entre elles – São Paulo et Rio de Janeiro – peuvent déjà être considérées comme des mégalopoles, la première comptant plus de 10 millions d’habitants et la seconde plus de 5 millions. Elles figureront toutes deux sur la liste des 20 mégalopoles mondiales du XXIe siècle, définies chacune par une population de près de 15 millions d’habitants. Cet impressionnant cadre urbain a évolué, d’abord lentement, jusqu’au XVIIIe siècle, puis en s’accélérant, à partir du XIXe siècle.

 

L’urbanisme moderne

Durant les dernières décennies du XIXe siècle, certaines expériences urbanistiques ont marqué le passage du régime colonial au régime républicain.

Le projet de Aarão Reis, développé entre 1894 et 1897, est la première manifestation de l’urbanisme moderne au Brésil. Un plan octogonal, coupé par des voies diagonales, des quartiers aux dimensions uniformes, de larges perspectives axiales et une avenue pour le périmètre, étaient les éléments structurels du projet.

Puis de nouveaux besoins se sont manifestés dans le pays et Saturnino de Brito est devenu le nom le plus représentatif de l’histoire de ‘l’urbanisme sanitaire’ du Brésil.

 

L’élan modernisateur fondé principalement sur l’assainissement des villes portuaires a amené Saturnino de Brito à faire de nombreuses propositions.

Cet ensemble de projets et d’expériences permet d’affirmer que l’urbanisme brésilien est entré dans le XXe siècle en harmonie parfaite avec la pensée internationale, tout en étant simultanément capable d’élaborer ses propres théories, propositions et solutions.

 

Par Sophie Garou
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Lundi 9 octobre 2006

Art contemporain

Tout commence avec la Semaine d’art moderne de 1922, réalisée par Di Cavalcanti et Anita Mafaldi. Sur le sillage, vient le Manifesto Antropofágico idéalisé par Oswald de Andrade en 1928, et inscrit dans la peinture de Tarsila do Amaral.

Les créations des musées d’art moderne dans les années 1940, et des salons d’art moderne dans les années 1950, avec les mouvements, comme le Concretismo (1956), le Neoconcretismo (1959), l’Opinião (1965), et la Nova Objetividade Brasileira (1967), vont révéler des artistes, comme Amilcar de Castro, Lygia Clark, Carlos Zilio, Glauco Rodrigues, Ivan Serpa, Nelson Leirner, Rubens Gerchman, et notamment Hélio Oiticica, avec ses œuvres intitulées Parangolé (1964) et Tropicália (1967).

L’exposition Como vai você geração 80 (1984) a projeté les artistes Daniel Senise et Luiz Pizarro, qui composent, avec Luciano Figueiredo, Cildo Meirelles, Tunga et Ernesto Neto, entre autres artistes brésiliens, la scène internationale de l’art contemporain.

 

 

Par Sophie Garou
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Lundi 9 octobre 2006

Oscar Niemeyer et Brasilia

 

La ville sortie en quatre ans de la terre rouge du plateau central du Brésil n´a toujours pas cessé de grandir. Inscrit au patrimoine de l´Humanité de l´Unesco, qui respecte (plus ou moins...) le tracé initial de son idéalisateur, l´urbaniste et architecte Lucio Costa : Brasilia s´aggrandit à la périphérie, débordée par les ‘villes satellites’, matelas de l´exode rural de la pauvre région du nord-est. Et comme les autres métropoles brésiliennes, Brasilia est cernée par des étendues de favelas.

 

Pour être la ville des fonctionnaires, des politiciens et des diplomates (700.000 habitants intra-muros) le niveau de vie est le plus élevé du pays, et les restaurants, les cinémas, les expositions sont toujours animés. Simplement, il faut savoir chercher et débusquer les lieux sympathiques dans cette  théories. L'architecture est faite de songe et de fantaisie, de courbes généreuses et de grands espaces libres.  Le béton armé permet à l'architecte qui a le sens de la poésie de s'exprimer.

 

Je crois que Brasilia a été utile. Elle a apporté le progrès dans l'intérieur du Brésil, comme le voulait le président. Maintenant, elle a tous les inconforts habituels d'une ville très peuplée : beaucoup de gens, beaucoup de trafic. Toutes les villes modernes sont ainsi. Elles n'ont plus l'unité des villes anciennes et elles perdent leur identité.

 

Je trouve très intéressant que pour Brasilia, l'urbaniste Lucio Costa a conçu les lignes droites du plan et que Oscar Niemeyer ait joué l’opposition avec les courbes des monuments. Cela doit donner une très grande dynamique à la ville de part ses changements permanents des visions des lieux et des batiments lorsque l’on traverse la ville en marchant et que l’on lève un peu les yeux... 

 

Je me demande comment peut lutter un architecte ? Les pauvres sont exclus de l'architecture brésilienne. Quand Niemeyer conçoit un bâtiment public, il veut qu'il soit beau, parce qu’il sais que les pauvres ne vont pas en profiter, mais ils peuvent tout de même s'arrêter et l'admirer. Il faut que ce soit pour eux un moment de plaisir.forêt de béton où tout semble identique !

L'exemple le plus célèbre de l'architecture brésilienne reste, bien entendu, la nouvelle capitale du pays, Brasília, où les architectes ont pu donner libre cours à leur imagination. Le plan urbain conçu par Lúcio Costa et les principaux bâtiments dessinés par Oscar Niemeyer sont devenus de véritables références. Parmi les plus beaux bâtiments de Brasília, on cite le Palácio dos Arcos (siège du Ministère des Relations Extérieures) avec ses voûtes en béton et son jardin aquatique, le Palácio da Alvorada (résidence du président de la République) avec ses colonnes qui symbolisent Brasília, ou encore la Cathédrale de Brasília que beaucoup considèrent comme l'œuvre maîtresse de Niemeyer.

 

Niemeyer est d'abord un sculpteur d'espace, qui a rompu avec la contrainte de l'angle droit ; il est aussi celui qui a, en presque soixante-dix ans de carrière, enrichi le monde d'un patrimoine visible du Brésil à la France et à l'Algérie et d'Italie ou d'Allemagne aux Etats-Unis.

 

Niemeyer a toujours accompagné les métamorphoses de son pays quand elles s'orientaient vers la quête d'une identité aspirant à la modernité et au progrès social. « Je n'ai aucun enthousiasme pour l'architecture rationaliste avec ses limites fonctionnelles, sa rigidité structurelle, ses dogmes et ses

  

 

Les Favelas

 

Les bidonvilles de Rio, Sao Paulo, Brasilia, Recife, Salvador... Abritent un tiers de la population du pays, plus de 50 millions de personnes. Dans leur grande majorité, ces brésiliens sont des travailleurs courageux qui grossissent les rangs des employés de maison, chauffeurs de taxis, chantiers de construction, mais sous-payés, ils ne peuvent habiter dans des quartiers ‘populaires’. Ils plantent donc où ils peuvent leur masure de quelques briques, qui ont depuis longtemps remplacés cartons et planches, et s´installent dans un milieu plutôt sympathique, fraternel, où l´animation est grande, avec des échoppes où l´on trouve de tout, payables en plusieurs mensualités. Ceci en dépit de l´odeur des égoûts s´écoulant comme au Moyen-Age au milieu de la ruelle, et des bandits qui font régner leurs lois : la loi du silence, et la loi du plus fort. C´est ici le cadre de la violence urbaine dont sont victimes des gamins désabusés et abusés par les parrains de la drogue.

 

Je pense que l’architecte a assuré l’originalité de la ville : chacun de ses bâtiments publics et monuments possède son audace architecturale propre. Selon lui, « l’architecture n’est pas un simple problème technique d’ingénieur, mais une manifestation de l’esprit, de l’imagination, de la poésie ». Ainsi va-t-il au-delà du principe d’adaptation de la forme à la fonction et aux techniques existantes, pour une utilisation maximale des possibilités des matériaux. Il a recherché l’expression de l’originalité des constructions, mais en tenant compte de leur équilibre personnel et de leur intégration dans l’ensemble. Relever les différents exemples de matérialisation de symboles : par exemple, la couronne d’épines (cathédrale), le thème du portique utilisé dans de nombreux édifices et qui évoque les colonnades grecques... Oscar Niemeyer a eu recours à l’utilisation massive des ruptures de rythmes, de volumes et de niveaux et c’est cela que je trouve très intéressant dans son travail.

 

 

 

 

 

 

Par Sophie Garou
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Lundi 9 octobre 2006

Au Brésil, l’Institut du Patrimoine Historique et Artistique National (Iphan) est l’organe de l’Union en charge de la défense du patrimoine culturel d’intérêt national. Conformément à la Constitution brésilienne, dans leur cadre respectif, les états et les municipalités sont responsables de la préservation, tant des biens d’intérêt local ou régional que de ceux d’intérêt national. Par conséquent, comme il advient au niveau fédéral, les états et de nombreuses municipalités sont dotés d’organes de préservation qui leur sont propres. Raison pour laquelle, le nombre de biens classés monuments historiques va en augmentant, faisant de cette disposition une mesure de protection du patrimoine pour éviter les dégradations et une reconnaissance de la valeur exceptionnelle ou historique des biens.

 

 

 L’Unesco a reconnu, au Brésil, un certain nombres de sites classés au patrimoine mondial comme la ville d’Olinda, à Pernambuco, le Centre Historique de Salvador, à Bahia ; la ville d’Ouro Preto, le Santuário de Bom Jesus do Matosinhos, à Congonhas do Campo et la ville de Diamantina, ces derniers se situant dans l’Etat de Minas Gerais ; les ruines des Missões, dans le Rio Grande do Sul, la ville de São Luís, dans le Maranhão et la capitale du pays, Brasília, ainsi que tout le patrimoine naturel du Parc National Serra da Capivara, dans le Piauí, et le Parc National d’Iguaçu, au Paraná.

 

 

 Le métissage du Portugais avec l’Indien, puis avec le Noir, les invasions hollandaises et françaises, la domination de la Couronne espagnole, puis plus tard, l’immigration, surtout italienne, allemande et japonaise, sont à l’origine de la formation de l’ethnie brésilienne, fusion de toutes ces cultures. En conjonction avec des conditions d’environnement très variées, cet amalgame culturel entraîne une diversité des techniques et l’agencement des espaces, tant urbains qu’au niveau des édifices. L’architecture européenne importée (et autres arts) est alors teintée de ce croisement culturel qui lui confère, de tout temps, une identité propre et un traitement original qui la distingue.

 

 

 L’occupation du territoire a commencé le long des côtes par l’extraction du bois et la culture de la canne à sucre, conformément aux limites imposées par le Traité de Tordesilhas. Vers l’intérieur, la pénétration a été en grande partie motivée par l’emprisonnement des indiens ; à São Paulo par l’élevage ; à Bahia par l’extraction de minerais ; à São Paulo (Vale do Ribeira), Minas Gerais, Goiás, Mato Grosso et Bahia (Serra de Jacobina et Chapada Diamantina), par l’église et l’action « civilisatrice » des missionnaires sous fond de conquête de territoire, tant au sud qu’au nord. En conséquence, de grandes régions isolées se sont créées (…), qui finiront par s’intégrer physiquement et culturellement au XXe siècle avec la construction de Brasília, la politique d’ouverture des routes et le développement des moyens de communication.

 

 

 Pendant la période coloniale, cet isolement a renforcé le développement d’une identité régionale marquée par des manifestations culturelles. Bien que gardant une unité culturelle commune, on remarque en général que plus on s’éloigne des côtes, moins on est touché par l’influence européenne, plus ces manifestations sont originales. De plus, l’irrégularité de l’occupation et le développement des régions ont permis la coexistence de styles et de techniques primitives au caractère contemporain très actuel.

 

 

Les premières constructions sont toutes simples, elles reflètent la vie rude que menaient les pionniers et les exemples qui nous sont restés sont assez rares. A l’exception des villages fondés en conformité avec la politique officielle de colonisation qui obéissait aux Ordonnances du pouvoir régnant, c’est spontanément, le long des chemins que se développe à cette époque, l’organisation urbaine avec une église face à la mairie et à la prison sur la place du gibet où se définissait le tracé des rues.

 

 

 A la chambre municipale, étaient représentés les pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire, avec les conseillers municipaux et les juges élus, l’unique facette démocratique de l’absolutisme portugais ; à l’église revenait le pouvoir spirituel, dépositaire de la culture érudite avec l’école ; la place était le lieu de rassemblement mais aussi le lieu de pendaison, symbole de la répression omniprésente. Les seules à ne pas avoir suivi ce modèle d’organisation sont les villes jésuites des Sept Peuples des Missions où, parallèlement à une structure socialiste/théocratique, ces villes ont été organisées selon un urbanisme sophistiqué aux fonctions bien définies, extrêmement compétentes et avancées pour l’époque.

 

 

 L’architecture portugaise (ou ibérique) qui intègre les influences de l’architecture arabe, allant même jusqu’à celles du lointain Orient, transplantée au Brésil, se tropicalise. Les bords s’étirent pour protéger les murs des bourrasques des pluies tropicales, les vérandas s’élargissent en raison du climat, différents types de dépendances extérieures, comme la « senzala » des esclaves, apparaissent répondant aux modes de vie en vigueur, modelant ainsi une architecture brésilienne, tant urbaine que rurale. L’enrichissement des colons fait que les constructions s’agrandissent et sont de plus en plus sophistiquées, nous laissant des monuments admirables. Les églises se couvrent de tuiles qui vont du baroque à l’extrême rococo, une vraie dentelle, œuvre d’art local adoptant des motifs indigènes.

 

 

 Au XVIIIe siècle, cette évolution prend un nouveau tournant sous l’influence de la culture française introduisant petit à petit le classicisme qui se mélange et prend racine suite à la Mission Française, invitée par D. João VI. Curieusement, le classicisme brésilien adopte un langage « cabocla » – mélange d’Indien et de Blanc – (dans les arts plastiques aussi), que l’on peut même remarquer dans les œuvres de Grandjean de Montigny, architecte en chef de la Mission. Le XIXe siècle sera surtout porteur de l’influence anglaise dans l’architecture de l’industrie européenne avec l’importation d’éléments structurels métalliques préfabriqués pour la construction d’édifices institutionnels – théâtres, marchés, gares, viaducs, etc.

 

 

 A la fin du XIXe siècle l’éclectisme est de mise, une espèce de largeur d’esprit décorative qui, avec de nouveaux recours techniques, dépasse impudemment la créativité des maîtres et des architectes de l’époque, en arrivant à des exagérations qui rappellent une certaine conception baroque qui utilise en même temps des éléments décoratifs classiques, traditionnels ou inventifs. La peinture et la sculpture collaborent à l’académisme décoratif. Cette période, dotée de rapides incursions de l’art nouveau et de l’art déco, ouvre le chemin à la rénovation des arts et de l’architecture brésilienne du XXe siècle.

 

 

 

 

 

 

 

 

Par Sophie Garou
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Lundi 9 octobre 2006

Photographie

Ces trois dernières décennies, la photographie brésilienne a maintenu une position pionnière, de rupture et de renouvellement. Dans ces années on a vu apparaître des photographes conscients, décidés à toujours élargir les frontières de leur art, à la fois moyen de documentation et d’expression.

 

 Le Brésil a toujours eu une place privilégiée dans l’histoire de la photo : il n’a jamais été un simple observateur des faits et des événements. Le Brésil a compté un pionnier dans l’univers des inventions, un précurseur, qui a appelé « Fotografia » l’objet de son invention. C’est l’appui décisif et passionné de l’empereur Dom Pedro II, au XIXe siècle, qui a permis à la photographie brésilienne de se développer et de connaître tant de succès. Le pays a en effet eu accès, presque en même temps que dans l’hémisphère nord, aux progrès technologiques dans ce domaine : la daguerréotypie introduite par l’abbé Compte, la calotypie (Talbotypie) et les émulsions de collodion - humide puis sec - ont provoqué une accélération sans précédent de la production de la photographique.

Le Brésil joue donc un rôle très actif dans l’histoire de la photo, depuis les débuts de la photographie, avec Hercules FLORENCE, jusqu’à nos jours, avec l’un des génies de la révolution dans le langage du photoreportage contemporain : Sebastião SALGADO.

 

Parmi quelques remarquables photographes contemporains brésiliens, on peut mentionner :

 

Sebastião Salgado

Né en 1944 à Aimorés (Minas Gerais) en 1944, Sebastião SALGADO possède un diplôme en économie. C’est en 1973, alors qu’il mène des études sur les conditions économiques et sociales des pays du tiers-monde, qu’il choisit d’exprimer ses connaissances et ses sentiments à travers la photographie. Il travaille d’abord pour les agences Sygma (1974) et Gamma (entre 1975 et 1979) puis pour la célèbre agence Magnum (entre 1979 et 1994). Economiste il a vécu à Londres, photographe, il s’est ensuite installé à Paris où il travaille pour sa propre agence, l’Amazonas Images. SALGADO compte sans doute, parmi les 20 photographes les plus influents du siècle, aux côtés de Lewis HINE, Frederick Eugene SMITH, Henri CARTIER-BRESSON, Robert FRANK et Josef KOUDELKA.

 

Anna Mariani

Née à Rio de Janeiro en 1935, elle a débuté dans la photographie en 1969 en s’inspirant de la région de Recôncavo Baiano, son peuple et le travail des femmes. Elle a entrepris plusieurs voyages dans le Nord et le Nordeste brésilien dans le but de photographier le paysage, la végétation, les villes, l’archicteture et le travail de la population. 

 

Antonio Augusto Fontes

Né à João Pessoa (Paraíba) en 1948, Antonio Augusto Fontes a vécu aux Etats-Unis entre 1971 et 1973, où il a réalisé un essai photographique intitulé A América e os Americanos. En 1974, il déménage à Rio de Janeiro. Entre 1975 et 1980, il travaille comme consultant technique des archives photographiques du Centro de Pesquisa e Documentação da Fundação Getúlio Vargas e des Archives Nationales. Il a été photographe pour les revues Veja (1982 à 1984), Exame (1982 à 1984) et IstoÉ (1984 à 1986).

 

Antonio Gaudério

Antonio Gaudério (Antonio Carlos Matos dos Santos) est né à Ijuí, État du Rio Grande do Sul en 1958. Il est photoreporter depuis 1983. Il a travaillé pour le quotidien Diário Catarinense et les revues IstoÉ et Veja, à São Paulo. Actuellement il est photographe du journal Folha de S. Paulo.

 

 Antônio Saggese

 Né à São Paulo en 1950, Antônio Saggese est diplômé en architecture à l’Université de São Paulo (FAU-USP). Il débute sa carrière de photographe en 1969 et dirige actuellement son propre studio.

 

Arnaldo Pappalardo

Né à São Paulo en 1954, il possède un diplôme d’architecture de l’Université de São Paulo (FAU-USP). Entre 1976 et 1979, il fait des études de dessein et de peinture. Il commence sa carrière de photographe en 1976.

 

Bob Wolfenson

 Né à São Paulo en 1954, il s’initie à la photo en 1970 comme assistant au studio Abril. De 1974 à 1981, WOLFENSON travaille comme photoreporter free-lance ; en 1982, il effectue un stage à New York en tant qu’assistant du photographe Bill KING. De retour à São Paulo en 1983, il inaugure son studio où il travaille sur la photo publicitaire et de mode et l’édition, pour d’importantes agences et revues au Brésil et à l’étranger. En 1996, il publie O Jardim da Luz (« Le jardin de la lumière »), avec des photos sélectionnées dans son oeuvre. 

 

Carlos Fadon Vicente

 Né à São Paulo en 1945, le photographe Carlos Fadon VICENTE est diplômé de l’Ecole Polytechnique de l’Université de São Paulo et en Arts plastiques à l’Ecole de communications et des arts de cette même université. Il est également titulaire d’un DEA en Arts à la School of art institute of Chicago. Depuis 1975, VICENTE se consacre à la photographie d’auteur. A partir de 1985 il effectue des recherches esthétiques et conceptuelles en art et en technologie, s’appuyant sur le graphisme et les télécommunications.

 

Carlos Moreira

Né à São Paulo en 1936, Carlos MOREIRA est photographe depuis 1964. Technicien de laboratoire à l’Ecole de communications et des arts de l’université de São Paulo (ECA – USP), il y a enseigné la photographie entre 1972 et 1990. Il dirige actuellement le M2 Studio et y dispense des cours.

 

Cássio Vasconcelos

Né à São Paulo en 1965, Cássio VASCONCELLOS est photographe depuis 1985. Il travaille en 1988 comme reporter pour le quotidien Folha de São Paulo. En 1989, il se rend à Paris, où il travaille comme free-lance pour Abril et pour la Folha de São Paulo. En 1990, il devient photographe pour l’agence de publicité DPZ Propaganda. Depuis 1991 il possède son propre studio.

 

Celso Oliveira

Né à Rio de Janeiro en 1957, Celso OLIVEIRA est photographe professionnel depuis 1975. Il débute dans la carrière comme photoreporter et documentariste. A Fortaleza (Ceará) où il vit, il fonde, en 1994, l’agence de photographie Tempo d’imagens et couvre systématiquement les manifestations culturelles et les fêtes populaires du Nord-est.

 

Cláudia Jaguaribe

 Née à Rio de Janeiro en 1955, Cláudia Jaguaribe est diplômée d’Histoire de l’art à l’université de Boston (Massachussets,USA). Entre 1979 et 1981, elle a été responsable du département de la photographie et des arts plastiques à l’université d’Etat de Rio de Janeiro; du département de photographie de Rio Arte, entre 1981 et 1984 et de la Casa de Cultura Laura Alvim , entre 1984 et 1986. Installée à São Paulo depuis 1989, elle travaille comme photographe indépendante dans la publicité, la mode, et pour la presse en général.

 

Claus Meyer

 Né à Düsseldorf en 1944, Claus MEYER a débuté dans la photographie en 1965 à l’agence Black Star (New York). En 1969, il part pour Rio où il travaille pour la revue Manchete. Cette même année il fonde l’agence Câmara Três pour laquelle il travaille jusqu’en 1991. Il fonde l’agence Tyba en 1990. Il y travaillera jusqu’à sa mort, en 1996. Considéré comme l’un des meilleurs photographes de la nature et de l’image « corporate », Claus MEYER a influencé des dizaines de jeunes photographes brésiliens.

 

Cristiano Mascaro

 Né à Catanduva (São Paulo) en 1944, Cristiano Mascaro a suivi des études d’architecture et d’urbanisme à l’université de São Paulo (FAU-USP). Il a débuté comme photoreporter pour la revue Veja (1968-1972). Entre 1974 et 1988, il dirige le laboratoire photographique de ressources audiovisuelles de la FAU-USP. Il est actuellement photographe indépendant.

 

Ed Viggiani

 Né à São Paulo en 1958, Ed VIGGIANI est photographe depuis 1978. Entre 1981 et 1991, il a travaillé comme photoreporter pour le quotidien Hora do Povo (Fortaleza), les revues Isto é et Veja (São Paulo) et le quotidien Folha de São Paulo. Il est actuellement photographe indépendant dans l’édition et le domaine institutionnel.

 

Elza Lima

 Née à Belém do Pará en 1952, Elza LIMA a un diplôme d’Histoire de l’université fédérale du Pará. Elle a débuté sa carrière de photographe en 1985, se consacrant plus particulièrement à la documentation. Depuis 1989, elle travaille à la Fondation culturelle Tancredo Neves (Pará) pour laquelle elle rassemble une collection de photographies sur les manifestations culturelles en Amazonie et, en accord avec la Fondation nationale des Indigènes (FUNAI), une documentation photographique sur les tribus indiennes d’Amazonie. Depuis 1993, elle fait partie du Conselho Curador de la galerie d’art de l’université d’Amazonie.

 

Emidio Luisi

 Né à Sacco (sud de l’Italie) en 1947, le photographe Emidio Luisi s’installe au Brésil à l’âge de 7 ans. Il débute en photographie à la fin des années 70, et se spécialise dans le photoreportage, l’ethnographie, les spectacles de danse et le théâtre. Responsable d’ateliers dispensant des cours de photographie dans plusieurs villes brésiliennes, il reçoit le XIe prix Abril de photoreportage. Il dirige l’agence Fotograma de photoreportage et d’illustration, à São Paulo.

 

Eustáquio Neves

 Né à Juatuba (Minas Gerais) en 1955, le photographe autodidacte Eustáquio NEVES travaille depuis 1984 dans la publicité et l’illustration. Il mène des recherches à l’aide de techniques alternatives et tente de trouver un nouveau langage dans le domaine de la photographie artistique. Il se consacre actuellement à une recherche ethnographique sur les communautés noires, représentantes des anciens quilombos .

 

Evandro Teixeira

Né à Santa Inês (Bahia) en 1945, Evandro TEIXEIRA débute en 1958 comme photoreporter pour le quotidien O Diário da Noite (Rio de Janeiro). Depuis 1963, il travaille au Jornal do Brasil.

 

Gal Oppido

Né à São Paulo en 1952, Gal OPPIDO a suivi des études d’architecture et d’urbanisme de l’université de São Paulo (FAU-USP). Entre 1979 et 1990, il a été professeur de Langage visuel à l’université Catholique de Campinas. Photographe depuis 1976, il travaille actuellement dans la publicité, la mode, les arts scéniques.

 

Hélio Campos Mello

Né à São Paulo en 1948, il a débuté comme photoreporter en 1972 après avoir suivi des cours de photographie. Il a travaillé pour les quotidiens O Estado de São Paulo et Jornal da Tarde et les revues Veja, Isto é et Visão. Il est par ailleurs devenu éditeur et directeur de photographie pour Isto é et l’agence de presse Estado. Il est actuellement directeur de la planification éditoriale de la revue Isto é .

 

João Luís Musa

Né en 1951 à São Paulo, João Luís MUSA a un diplôme d’ingénieur de l’Ecole polytechnique de l’université de São Paulo et un DEA de l’École d’arts et de communications et de l’université de São Paulo (ECA-USP). Photographe professionnel depuis 1974, il a travaillé dans la recherche et la mise en place d’archives et a été professeur de photographie du département d’Arts plastiques de l’ECA-USO. Il reçoit en 1992 le prix de photographe de l’année, en 1992, décerné par l’Association paulista de critiques d’Art (APCA), pour son exposition intitulée Viagem a uma Terra Desconhecida (Voyage en terre inconnue) Actuellement, il prépare son doctorat en Poétique visuelle à ECA-USP et travaille sur la photographie de publicité, dans son propre studio.

 

Jorge Araújo

Né à Salvador (Bahia) en 1952, il travaille comme photographe pour le quotidien A Folha de São Paulo .  

 

José Albano

Né à Fortaleza (Ceará) en 1944, José ALBANO est diplômé en Lettres de l’université fédérale du Ceará. Il a débuté en tant que photographe portraitiste en 1969. Il a travaillé pour Manchete Press Agency (éditions Bloch) à Rio de Janeiro, entre 1970 et 1972. Il possède un DEA de photographie de la Newhouse School of Public Communication, Syracuse University, New York. Entre 1976 et 1980, il a travaillé comme photographe publicitaire et, depuis 1980, il est photographe indépendant.

 

Juan Esteves

Juan ESTEVES est né à Santos (São Paulo) en 1957. Entre 1980 et 1986, il travaille comme free-lance pour des agences internationales au Brésil et en Amérique Latine. De 1986 à 1994, il est photographe et directeur adjoint de photographie du quotidien Folha de São Paulo. Il est actuellement photographe indépendant et travaille pour plusieurs publications nationales et internationales.

 

Juca Martins

 Né à Barcelos (Portugal) en 1949, Juca MARTINS vit à São Paulo depuis 1957. Il a débuté sa carrière de photoreporter en 1969. En 1979, il fonde l’agence F4. A la fin des années 80, il couvre largement la répression policière des mouvements syndicalistes paulistas. Il a reçu, entre autres, les prix Esso de photographie, le prix Wladimir Herzog des droits de l’homme et par deux fois le prix international Nikon. Actuellement, il dirige l’agence Pulsar Imagens, à São Paulo.

Juvenal Pereira Né à Romaria (Minas Gerais) en 1946, il débute comme photographe free-lance pour des quotidiens de Belo Horizonte et la revue O Cruzeiro. De 1971 à 1974, il travaille pour cette même revue à Salvador, Bahia. En 1974, il s’installe dans l’État du Rio Grande do Sul et illustre le quotidien et les coutumes des gaúchos. Il est, à cette époque, free-lance pour le quotidien Zero Hora, de Porto Alegre. A Brasília, où il vit entre 1975 et 1982, il travaille pour les revues Veja et Isto é et les quotidiens Correio Braziliense, Diário de Brasília et Journal de Brasília. Juvenal PEREIRA est l’un des fondateurs de l’União dos Fotógrafos de Brasília (Union de photographes de Brasília),et du Núcleo dos Amigos da Fotografia (NAFOTO), à São Paulo. Il a créé la biennale Mês Internacional da Fotografia. A São Paulo, où il vit depuis 1981, il travaille comme free-lance pour des journaux et revues brésiliennes et internationales.

Klaus Mitteldorf

 Né à São Paulo en 1953 et diplômé en architecture, Klaus MITTELDORF a débuté dans les domaines du photoreportage et de l’édition. A partir de 1982, il devient spécialiste de la mode et de la publicité. Actuellement, il travaille sur la photographie et le cinéma au Brésil, aux Etats Unis et en Europe.

Leopoldo Plentz

 Né à Porto Alegre (Rio Grande do Sul) en 1952, Leopoldo PLENTZ a suivi des études d’arts plastiques et de gravure. Il devient photographe en 1975. De 1980 à 1990, il est responsable du Gabinete de Fotografia de la faculté d’architecture de l’université fédérale du Rio Grande do Sul. Il fait actuellement partie de l’équipe du Núcleo de Fotografia du cours de documentation et de communication de cette même université. Il dirige son propre laboratoire photographique à Porto Alegre où il consacre son travail au patrimoine culturel et à la recherche.  

Lily Sverner

Née en Belgique en 1934, Lily Sverner s’installe au Brésil en 1941. Elle vit à São Paulo depuis 1970 et, depuis 1979, se consacre à la photographie d’expression personnelle. Dans les années 80, Lily SVERNER fonde la maison d’édition Sver et Bocatto, dans laquelle elle publie les monographies d’une dizaine de photographes brésiliens. Son travail est actuellement centré sur les portraits, les recherches pour ses travaux personnels et le perfectionnement des techniques d’impression et de conservation des tirages photo en noir et blanc. Elle dirige le Gabinete de la photographie dédié aux photographes contemporains.

Luiz Carlos Felizardo

 Né à Porto Alegre (Rio Grande do Sul) en 1949, Luiz Carlos Felizardo a fait des études d’architecture à l’université fédérale du Rio Grande do Sul. Entre 1984 et 1985, Luiz Carlos FELIZARDO étudie à Prescott (Arizona), sous la direction de Frederick Sommer. Il dirige actuellement son propre studio et travaille comme photographe indépendant.

Luiz Cláudio Marigo

 Né en 1950 à Rio de Janeiro, il se consacre, depuis 1967, à photographier la nature, les comportements et les atmosphères. Luiz Cláudio MARIGO est un photographe spécialiste de la nature. C’est l’un des photographes brésiliens qui compte le plus de publications aussi bien au Brésil qu’à l’étranger.

Marcelo Buainain

Né à Campo Grande (Mato Grosso do Sul) en 1962, Marcelo BUAINAIN quitte la médecine en 1982 pour devenir photographe. Il débute comme photoreporter et, à partir de 1988, il devient spécialiste de la photographie de l’environnement du Mato Grosso. Ce photographe vit à Lisbonne depuis 1994 où il travaille pour des journaux et des revues européens.

 Domaine : édition, portraits et travaux personnels – Lisbonne – Portugal.  

 

Marcelo Lerner

 Né à São Paulo en 1967, Marcelo Lerner a débuté dans la photographie pour le journal de la colonie italienne Il Corriere. En 1989, il travaille pour le grand photographe mexicain Manuel Alvarez BRAVO. Il se spécialise à cette occasion dans l’impression des émulsions platine - palladium. Début 1997, il imprime, en utilisant le procédé de la platinotypie, les 82 images de la Coleção Referencial da História da Fotografia Brasileira (Collection de référence de l’histoire de la photographie brésilienne) exposées la même année à l’Institut culturel Itaú, à São Paulo. Depuis 1995, il est membre d’Imager, un centre d’études de l’image photographique, où il fait des recherches, des impressions de portfolios et des tirages d’expositions, en plus de la photo publicitaire.

Marcelo Zocchio

 Né à São Paulo en 1962, il est photographe depuis 1986.

Marcos Piffer 

 Né à Santos (São Paulo) en 1962, Marcos PIFFER a suivi des études d’architecture et d’urbanisme la faculté de Santos (FAU-Santos). Depuis 1989, il travaille comme photographe dans les domaines de la publicité et de l’institutionnel. Il se consacre aussi à des essais sur le paysage urbain et la nature.

 Marcos Prado

 Né à Rio de Janeiro en 1961, Marcos PRADO est diplômé du Brooks Institute of Photography de Santa Barbara (EUA). De retour au Brésil en 1987, il travaille jusqu’en 1992 comme photographe pour la revue Trip, période pendant laquelle entreprend plusieurs voyages en Orient et s’engage, par son travail, à la cause de l’indépendance du Tibet. Jusqu’en 1995, il collecte une vaste documentation sur ce pays. Il travaille comme photographe free-lance pour les quotidiens Folha de São Paulo, Jornal do Brasil et O Globo ainsi que pour les revues The Look, Sunday Times et International Magazine of Photojournalism.

Mário Cravo Neto

Né à Salvador (Bahia) en 1947, il débute dans la photo d’expression plastique en 1964. Entre 1969 et 1970, il fait ses études à l’Art Students League, de New York. Il est l’un des photographes brésiliens les plus connus à l’étranger. Ses travaux photographiques font partie de collections privées et sont exposées dans plusieurs musées dans le monde.

Miguel Chicaoka

 Né à São Paulo en 1951, Miguel Chicaoka vit à Belém (Pará) où il dirige l’agence Kamara-Ko. Il réalise des travaux de documentation pour les institutions de recherche et des revues spécialisées. Il a créé l’atelier de photographie Foto Ativa, pour lequel il est responsable du programme de diffusion et de soutien à la photographie. Reconnu comme l’un des principaux responsables de l’essor de la photographie contemporaine, il s’occupe de l’enseignement de la photographie lors d’évènements culturels et de séminaires dans plusieurs villes du pays.

Miguel Rio Branco

 Né en 1946 à Las Palmas (îles Canaries), Miguel RIO BRANCO se lance en 1964 dans l’étude de la photographie. Entre 1969 et 1970, il suit des études à l’Ecole supérieure de dessin industriel de Rio de Janeiro. Il se consacre désormais, à la photographie et au cinéma. Depuis 1978, il fait partie de l’équipe de photographes de l’agence Magnum, à Paris.

 Domaine : édition et travaux personnels.

Miro

Né à Bebedouro (São Paulo) en 1949, Miro Azemiro DE SOUZA est photographe depuis 1969. Dans les années 70, Miro s’installe à Paris, où il connaît un grand succès en travaillant pour les plus importantes revues de mode d’Europe. Miro est une référence pour la photographie brésilienne de mode.

Nelson Kon

Né à São Paulo en 1961, Nelson KON a un diplôme d’architecture et d’urbanisme de l’université de São Paulo (FAU-USP). Il travaille comme photographe professionnel depuis 1985, dans les domaines de l’architecture et de l’urbanisme. Il est professeur de photographie au SENAC (école de communication et des arts).

 

Orlando Azevedo

Né à Ilha Terceira (Açores) en 1949, Orlando Azevedo vit au Brésil depuis 1963. Entre 1967 et 1977, il fait partie du groupe de rock A Chave. Professionnel de la photographie depuis 1980, il travaille dans les domaines de la publicité et du photoreportage pour les principaux journaux et revues du pays. Directeur du département des arts visuels de la fondation culturelle de la ville de Curitiba (Etat du Paraná) depuis 1994, il a créé l’événement Biennale internationale de la photographie de la ville de Curitiba, dont il s’occupe toujours. 

 

Paula Trope

Née à Rio de Janeiro en 1962, Paula TROPPE est photographe depuis 1982.

 Domaine : travaux personnels – Rio de Janeiro.

Paulo Angerami

Né en 1963 à Palo Alto en Californie (USA) Paulo ANGERAMI vit à São Paulo depuis 1972. Diplômé en mathématiques, il s’est consacré à l’étude des arts plastiques à l’École de communication et d’art de l’université de São Paulo (ECA-USP). En 1993, il reçoit le prix Estímulo de photographie, décerné par le Secrétariat d’Etat à la culture de São Paulo et le prix Nascente, décerné par l’université de São Paulo, en 1994. Il est professeur de photographie au Centre de communication et d’art du Service national d’apprentissage commercial (Senac) et dirige son propre laboratoire, Prata da Casa, où il se consacre à des travaux personnels. 

 

Pedro Martinelli

 Né à São Paulo en 1950, Pedro MARTINELLI a débuté sa carrière de photographe en 1968. Il a travaillé comme photographe pour les quotidiens Última Hora, Diário do Grande ABC et O Globo. Entre 1977 et 1980, il réalise plusieurs reportages pour la revue Veja où il travaille aussi comme responsable photo. Entre 1989 et 1995, il est directeur du service photo des éditions Abril, et se consacre à la mode et à la publicité. Il réalise actuellement un vaste travail intitulé l’Homme de la région de l’Amazonie.

Pedro Vasquez

 Né à Rio de Janeiro en 1954, il a suivi des études de cinéma à la Sorbonne à Paris. Pedro VASQUEZ est photographe, poète, critique et historien de la photographie. Il a créé l’Institut national de la photographie (Infoto) de la Fondation nationale des arts (Funarte), qu’il a dirigé entre 1984 et 1988. Responsable du département de photographie, de vidéo et des nouvelles technologies du Musée d’art moderne de Rio de Janeiro entre 1986 et 1988, il est aujourd’hui consultant d’histoire de la photographie auprès de plusieurs institutions culturelles brésiliennes.

 

Par Sophie Garou
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Dimanche 29 octobre 2006

Si vous ne voulez pas lire tous les article et que vous voulez seulement avoir un apercu de ces derniers : cliquer a votre droite, sur "liste complete" et c est GAGNE !!!

Par Sophie Garou
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Je rentre le 12 fevrier en France.

En attendant je voyage et je vais mettre a jour mon blog, des photos quand je rentre a Caxias do Sul le 15 janvier !!! Un peu de patience !

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